Randonnée trike/ kite surf de Laurent et Maguelone (Episode 4)
Etapes précédentes ici.Randonnée trike/ kitesurf de Laurent et Maguelone sur la côte Atlantique (Episode 4)
L'objectif du jour consiste à atteindre assez tôt la zone de kitesurf de Pont-Mahé pour pouvoir profiter de l'après-midi pour naviguer en kitesurf. L'étape courte de la veille (30 km) nous a laissé les jambes bien reposées.

Aujourd'hui nous mettrons les bouchées double car la motivation est à bloc. Pas comme la pression du pneu arrière du Catrike Villager qui lui était loin d'être à bloc. Depuis un moment l'arrière semblait flotter de plus en plus. Ben oui, évidemment il flottait, vu qu'il se dégonflait lentement !

Un peu d'herbe rase à Guérande pour s'assoir confortablement, une réparation à l'ancienne avec rustine sans démonter la roue à l'ancienne et un peu de colle et voila. Réparer sur place sera toujours la technique la plus rapide et cela évite d'avoir à se coltiner le travail de réparation le soir sous la tente. Le trou est étrange, une sorte de trainée apparait. Il semblerait que le pneu sous l'effort tourne légèrement autour de la jante. Il faudra vérifier si le pneu Schwalbe Big Apple supporte de rouler avec peu de pression dans cette configuration charge importante + motorisation. Je ne serais pas étonné que le problème vienne de la.
10 jours plus tard: c'est bien ça...
10 jours plus tard: c'est bien ça...


Nous voila arrivés sur le célèbre spot de Pont-Mahé. Incroyablement large, il y a plusieurs centaines de mètres de plage dédiés au kite. Maguelone est ravie, un spot qui semble bien sécurisant avec un vent de 12 à 15 noeuds bien stable. Le vent ne soufflera pas si fort que ça ce jour-là, mais ce sera toujours une petite session de prise. Nous passerons l'après-midi sur ce spot très sympa. Le manque de fond rend le foil impraticable sur ce spot hélas. Laurent utilsera sa planche sans le foil en maugréant pas mal :)
[Mode Kitesurf On]
Description du spot: l'eau descend en pente si douce qu'on a encore pied à 300 mu large a. La plage est réduite à marée haute, il faut faire attention aux ganivelles pour ne pas empaler sa voile au décollage ou au posé. Certains jours, le spot doit être bien sur fréquenté. Le spot semble fonctionner par tous les vents de Nord-Ouest, Ouest à Sud-Ouest voir Sud-Est. Seul le vent de N-O souffle vers le large.
Un petit bémol, nous avons été surpris par l'indiscipline de certains kiters que nous avons rappelés à l'ordre pour qu'il arrêtent de naviguer à 3 m du bord en passant la voile au-dessus de notre tête. Déjà l'an dernier nous avions été un peu surpris par les pratiques à risques en Atlantique, cette rando confirme qu'il reste encore beaucoup de travail à faire d'éducation pour que certains kiters ne mettent pas les autres en danger ou ne les stressent pas de par leur comportement inconséquent. "Mais je fais des photos (de ma petite personne), ma copine ne peut pas me prendre si je vais au large": m'a été répondu par un jeune homme qui disposait de 300 m de plage absolument vide un peu plus loin. Mais la demoiselle aurait du faire l'effort de marcher 100 m supplémentaires. Sportifs les kitesurfers ? Je doute parfois quand je constate des comportements pareils...
[Mode Kitesurf Off]
Une légère pluie (crachin comme on l'appelle en Bretagne) se remet en place quand le vent tombe. Nous remballons nos cliques et nos claques pour reprendre la route à la recherche d'un lieu pour nous poser. La journée est bien avancée et nos montures commencent à manquer d'énergie. La dernière recharge partielle faite a la Baule au magasin de kitesurf Aircircus nous aura tout de même permis de parcourir 40 km. Nous progressons depuis quelques kilomètres à la force du jarret uniquement quand soudain se présente à nous une pancarte fort sympathique indiquant l' Auberge Internationale de la Mine. Pensant qu'il s'agit d'une auberge de jeunesse, Laurent questionne un client et découvre une auberge ouverte à tous.


Surpris par ce vilain barrage d'Arzal (ci-dessus), nous essayons en vain de comprendre pourquoi il obstrue l'Estuaire de la Vilaine. Nous n'en saurons rien avant la rédaction de cet article. Suivre le lien pour comprendre comment l'estuaire s'est envasé d'une couche grise vaseuse de pas moins de 2,5 m d'épaisseur. Tout ça pour accompagner un développement massif du tourisme. Le tourisme de masse peut décidément avoir de funestes conséquences sur l'environnement. Quelques bateaux ancrés en aval du barrage rappel ce qu'avait pu être ce lieu avant que les technocrates décident d'y implanter cette pustule.




















[Mode Kitesurf On]
Description du spot: l'eau descend en pente si douce qu'on a encore pied à 300 mu large a. La plage est réduite à marée haute, il faut faire attention aux ganivelles pour ne pas empaler sa voile au décollage ou au posé. Certains jours, le spot doit être bien sur fréquenté. Le spot semble fonctionner par tous les vents de Nord-Ouest, Ouest à Sud-Ouest voir Sud-Est. Seul le vent de N-O souffle vers le large.
Un petit bémol, nous avons été surpris par l'indiscipline de certains kiters que nous avons rappelés à l'ordre pour qu'il arrêtent de naviguer à 3 m du bord en passant la voile au-dessus de notre tête. Déjà l'an dernier nous avions été un peu surpris par les pratiques à risques en Atlantique, cette rando confirme qu'il reste encore beaucoup de travail à faire d'éducation pour que certains kiters ne mettent pas les autres en danger ou ne les stressent pas de par leur comportement inconséquent. "Mais je fais des photos (de ma petite personne), ma copine ne peut pas me prendre si je vais au large": m'a été répondu par un jeune homme qui disposait de 300 m de plage absolument vide un peu plus loin. Mais la demoiselle aurait du faire l'effort de marcher 100 m supplémentaires. Sportifs les kitesurfers ? Je doute parfois quand je constate des comportements pareils...
[Mode Kitesurf Off]
Une légère pluie (crachin comme on l'appelle en Bretagne) se remet en place quand le vent tombe. Nous remballons nos cliques et nos claques pour reprendre la route à la recherche d'un lieu pour nous poser. La journée est bien avancée et nos montures commencent à manquer d'énergie. La dernière recharge partielle faite a la Baule au magasin de kitesurf Aircircus nous aura tout de même permis de parcourir 40 km. Nous progressons depuis quelques kilomètres à la force du jarret uniquement quand soudain se présente à nous une pancarte fort sympathique indiquant l' Auberge Internationale de la Mine. Pensant qu'il s'agit d'une auberge de jeunesse, Laurent questionne un client et découvre une auberge ouverte à tous.

Le relais international de la jeunesse de son vrai nom a une histoire très socialement engagée depuis les années 60/70. C'est une association d'éducation populaire où l'on participe pour garder un coût de nuitée accessible. Il est même possible de faire des aptèmes gratuiits de parapente sur la falaise voisine avec un parapentiste du coin. La nuit inclus le repas du soir et le petit déjeuner afin que les gens se rencontrent et n'utilisent pas l'auberge comme un hôtel de passage uniquement. Il y a plusieurs types d'hébergements possibles. Petits gites pour les familles, dortoirs ou possibilité de planter sa tente comme nous l'avons fait.

Cet endroit est une véritable aubaine pour ceux qui souhaitent échapper à la dimension commerciale du tourisme de masse. Le lieu et son mode de fonctionnement spécifique permet de très belles rencontres. Nous y reviendrons sans nul doute. Dommage que ce soit fermé hors juillet/aout. Hors saison, vous pouvez réserver le gite si vous êtes en groupe, renseignez-vous. A ce jour leur site n'est pas à jour, comme quoi cette association privilégie le contact dans la vraie vie.

Le lendemain, nous repartons après un bon petit-déjeuner et bien du mal à quitter ces amis vite rencontrés mais qui resteront gravés dans nos mémoires malgré le court laps de temps partagé. Notre départ est vraiment tardif du coup, il est presque midi. Le but de la journée est de s'approcher au maximum de Port-Navalo sur la pointe de la presque-Ile de Rhuyz. Nous avons un peu de mal à trouver les informations sur le bac de traversée. Il semblerait que ce soit un petit bateau mais nous ne savons pas s'il accepte les vélos et encore moins s'il accepte les remorques et les "objets encombrants".
Surpris par ce vilain barrage d'Arzal (ci-dessus), nous essayons en vain de comprendre pourquoi il obstrue l'Estuaire de la Vilaine. Nous n'en saurons rien avant la rédaction de cet article. Suivre le lien pour comprendre comment l'estuaire s'est envasé d'une couche grise vaseuse de pas moins de 2,5 m d'épaisseur. Tout ça pour accompagner un développement massif du tourisme. Le tourisme de masse peut décidément avoir de funestes conséquences sur l'environnement. Quelques bateaux ancrés en aval du barrage rappel ce qu'avait pu être ce lieu avant que les technocrates décident d'y implanter cette pustule.

Les petites routes locales sont très mignonnes, on sent quand même que la région a été totalement transformée par un tourisme argenté. Où sont les chaumières et les fermes rustiques avec les animaux dans la cour ? Nombreuses sont les maisons trop récentes ou parfaitement entretenues comme celle-ci. La France rurale modifiée dans ses zones touristiques ressemble de plus en plus à un musée hélas. Certaines régions finiront en simulacre de ce qu'elles avaient été dans le passé. Lieux de vie avant tout, elles deviennent uniquement lieux de villégiatures. Quand le mouvement s'inversera à nouveaux ? Attendons de voir comment va évoluer la "très grand crise". Pas celle de 29, celle de 2008 qui dégénère de plus en plus vite.

Le nombre de fermes d'éoliennes croisé sur notre chemin est étonnant. En quelques années, le nombre de projets réalisés a été vraiment important. Il y a ceux qui aiment comme nous et ceux qui aiment moins. C'est effectivement discutable. Mais préférez-vous des déchets nucléaires dont nous ne savons que faire et qui vont empoisonner la vie de nos descendants à qui nous léguons en quelque sorte la patate chaude sans mode d'emploi. Car depuis 50 ans, personne n'a trouvé de solution autre que de les éloigner (en Sibérie en surface, en les enterrant sous terre...) en attendant de trouver une solution convenable. D'ailleurs plus personne ne semble vraiment chercher de solution. La situation prêterait à sourire si le leg n'était pas aussi calamiteux !

Bon, il ne faut pas se laisser aller. Maguelone est pressée d'atteindre Porte-Navalo mais Laurent a du mal à pédaler le ventre vide. Nous décidons de trouver une boulangerie pour s'alimenter. La seule ouverte ne propose pas de salé"", nous décidons donc de confectionner nos sandwichs nous même. Celui-ci sera composé de tomate fraîche, avocat, concombre, le tout dans dans un pain au pavot. Hummm, délicieux...

La distance pour atteindre Port-Navalo nous semble trop importante pour la franchir dans la journée. Nous décidons de couper l'étape en deux et prenons le temps de rouler plus paisiblement. Heureuse décision car le site de Penvins nous fait justement de l'oeil.
Voici le panorama qui s'offre à nous une fois arrivé à Banastère, juste avant Penvins.
Voici le panorama qui s'offre à nous une fois arrivé à Banastère, juste avant Penvins.

Le ciel est aujourd'hui presque complètement dégagé et la Bretagne brille de mille bleus. Bretagne ? Ben oui, quand même je crois qu'on y est maintenant. On n'a pas bien compris quand le basculement c'est opéré mais c'est fait. Bon, les locaux nous informent que nous sommes dans un sens unique et que le chemin à suivre pour atteindre Penvins n'est pas loin. Arrivés sur la splendide pointe de Penvins, nous repérons la camionnette de Cermal, un pote du foil. Sa porte est ouverte. Nous lui laissons un mot car il est probablement quelque part sur l'eau en train d'enseigner le foil ou le kite avec son école Kiteautrement. Nous ne réussirons pas à le croiser mais rencontrons un autre foiler qui vient de plier son matos et décide de nous rejoindre sur la plage de Landrezac pour une nav' en foil de fin de journée. Encore une fois, prendre des photos en naviguant est un exercice difficile. Il faudra donc imaginer la superbe session que nous avons partagée. En partant, je demande son nom au foiler qui répond: "mais je suis Wazagreg, c'est marqué sur mon Tee-shirt". Moi je n'avais rien remarqué, ne faisant pas attention aux pubs habituellement présentes sur les lycras de surf. Wazagreg est membre du forum de kitefoil que j'ai créé ! Le monde est décidément minuscule.

J'ai juste réussi à le photographier quand il s'en allait en fin de session avec son matériel sous le bras. Ahhh, quelle belle session nous avons partagé ce jour là. Ce site est vraiment...mais je ne vais pas en parler plus histoire de ne pas le rendre encore plus populaire.

La combinaison intégrale est nécessaire en été en Bretagne. Mon choix depuis des années pour la navigation: une combi avec manches séparées. S'il fait un peu trop chaud, je retire les manches.
Demandez à Maguelone qui est restée lire sur la plage calfeutrée derrière la housse de planche si la température est douce avec le vent frais ? Prévoir qu'il peut faire frais même en plein été et sous le soleil Breton.
Bon, c'est pas tout mais ces 40 km de vélo combinés à une bonne session de foilêont creusé mon appétit. Les locaux nous indiquent une créperie à la ferme réputée. Nous reprenons nos monturesque nous enfourchons sur lesquelles nous nous asseyons confortablement. La ferme crêperie est sise à 2 km dans l'arrière pays sur la route de Bodérin.
Demandez à Maguelone qui est restée lire sur la plage calfeutrée derrière la housse de planche si la température est douce avec le vent frais ? Prévoir qu'il peut faire frais même en plein été et sous le soleil Breton.
Bon, c'est pas tout mais ces 40 km de vélo combinés à une bonne session de foilêont creusé mon appétit. Les locaux nous indiquent une créperie à la ferme réputée. Nous reprenons nos montures

Nous nous attendons à une petite crêperie pourvue de quelques tables. Surpris par l'ampleur de la taille de la salle, nous nous risquons quand même à demander s'il serait possible de laisser nos batteries à recharger pendant notre repas. Devant la gentillesse de la réponse positive nous nous risquons aussi à demander si il serait possible de poser la tente pas loin faute de quoi en sortie de repas, il ferait nuit et nous serions bien en mal de trouver un coin tranquille.
Notre hôtesse nous annonce qu'elle nous installera elle-même dans un coin d'herbe en fin de soirée. Ahhh, encore une journée qui se conclut dans la bonne humeur !

Les cheveux encore mouillés par la navigation, on peut lire sur le visage l'enthousiasme de celui qui va passer une belle commande de galettes. Il faut en profiter car tout sera grillé dans l'effort le lendemain. C'est aussi ça le plaisir de la rando/gastro, on peut abuser un peu sans risquer de faire du gras :)
Au final, le repas a été délicieux. Il a fait trop sombre et le lendemain matin un peu trop pluvieux pour sortir notre APN alors il vous faudra faire preuve d'un peu d'imagination pour deviner le campement de cette nuitée pluvieuse.
Au final, le repas a été délicieux. Il a fait trop sombre et le lendemain matin un peu trop pluvieux pour sortir notre APN alors il vous faudra faire preuve d'un peu d'imagination pour deviner le campement de cette nuitée pluvieuse.
Le lendemain, nous devons avancer car nous avons rendez-vous avec Jean-Marc, un copain foiler Grenoblois qui loge à Erdeven en famille et qui va partir 2 jours plus tard. Si nous voulons nous croiser, il faut avancer. Un autre membre du forum-Geesus- que nous ne connaissons pas encore nous a invité à passer la nuit chez lui. Passer du virtuel sur le forum de kitefoil à ici et maintenant dans la vie concrêté, voilà quelque chose qui nous ravit !

Nous partons tôt, les batteries totalement rechargées et le moral au beau fixe malgré la drache nocturne. Nous ferons sécher la tente pliée humide dès que possible. La route D760 est un véritable enfer à vélo. Visiblement il existe un cheminement cyclable en parallèle mais nous l'avons raté. A chercher si vous passez par la. Nous pédalons le plus vite possible pour choper le bac de 11h car le suivant est à 14h30 ce qui chamboulerait notre timing. Et bien sûr nous le ratons de 7 minutes. Zut zut, flûte et reflûte ! Chacun s'installe bougon dans son coin et avance la lecture de son gros pavé. La lecture dans la tente en soirée avec la frontale, c'est vraiment pas ça ;)

Le bac est encore plus petit que ce que nous l'avions imaginé. Ce n'est pas celui en arrière plan mais bien le petit mignon vert pâle devant. Mais où allons nous mettre nos engins ? Nous comprenons mieux pourquoi nous avons payé une part pour le vélo ET la remorque. Avec des olibrius comme nous, le bateau serait vite archi-comble. Vers 13h30, nous décidons de préparer les trikes en les avançant devant le bateau. Bien nous en a pris, finalement il y aura un départ impromptu décidé à 13h15 pour aller chercher les autres piétons d'en face à Locmariaquer.

Et voila le rangement des tricycles sur le pont du bateau. Le pilote et son apprentie pilote nous ont très gentiment (gentillesse constante dans la région) aidé à transborder tout notre matos au dessus des plats bords vu qu'ils ne passaient pas par la peite porte d'embarquement.

Deux autres cyclistes nous ont accompagné pour la traversée. Etonnamment ils sont français comme nous. Ca c'est nouveaux de croiser des randonneurs français à vélo. Bon signe pour le développement du cyclotourisme. A noter que les pistes cyclables bretonnes sont nettement moins bondées que les pistes landaises qui saturent un peu. Probablement encore méconnues pour le vélo ces régions vont probablement voir arriver plus de monde dans les années à venir. Pas trop quand même einh. N'en parlez pas trop autour de vous ami(e)s lecteurs lectrices.

Adiou, comme on dit par chez nous ! Le trajet n'était pas long mais fort sympathique.
La copilote était en formation et c'était son premier accostage sur ce quai. Le courant est fort dans ce passage et complique bien la manoeuvre. On a pu le constater à l'accostage qui a été délicat.
[ Mode gourmandise ON]
A Locmariaquer nous avons trouvé les meileurs gâteaux bretons goûtés sur notre chemin dans la Boulangerie Josse. Le kouin aman aux dires de Maguelone était absolument délicieux. Ce gâteau principalement composé de beurre et de farine peut vite être écoeurant s'il est mal cuisiné. Celui-ci était d'une légèreté surprenante. Les autres spécialités comme les- 4 quarts étaient aussi exquis dixit Laurent.
[ MODE gourmandise OFF]
Bon, après s'être restauré un peu de sucres rapides, il nous reste environ 40 km pour rejoindre la plage de Kerhilio (Erdeven) où nous avons rendez-vous avec Jean-Marc. On va pousser le moteur à fond et finir les derniers km sans jus. C'est le moment choisi pour comparer la glisse des deux engins. Le Villager et sa remorque sur la piste cyclable en sable dur se traîne sans assistance à environ 11 km/h alors que le Trail sans remorque ni planche de toit avoisine les 16/17 km/h. la différence est plus importante que prévue. Je comprends mieux pourquoi malgré ma puissance de pédalage supérieure ma batterie sèche avant celle de Maguelone. il y aura une meilleure répartition du poids la prochaine fois :)
La copilote était en formation et c'était son premier accostage sur ce quai. Le courant est fort dans ce passage et complique bien la manoeuvre. On a pu le constater à l'accostage qui a été délicat.
[ Mode gourmandise ON]
A Locmariaquer nous avons trouvé les meileurs gâteaux bretons goûtés sur notre chemin dans la Boulangerie Josse. Le kouin aman aux dires de Maguelone était absolument délicieux. Ce gâteau principalement composé de beurre et de farine peut vite être écoeurant s'il est mal cuisiné. Celui-ci était d'une légèreté surprenante. Les autres spécialités comme les- 4 quarts étaient aussi exquis dixit Laurent.
[ MODE gourmandise OFF]
Bon, après s'être restauré un peu de sucres rapides, il nous reste environ 40 km pour rejoindre la plage de Kerhilio (Erdeven) où nous avons rendez-vous avec Jean-Marc. On va pousser le moteur à fond et finir les derniers km sans jus. C'est le moment choisi pour comparer la glisse des deux engins. Le Villager et sa remorque sur la piste cyclable en sable dur se traîne sans assistance à environ 11 km/h alors que le Trail sans remorque ni planche de toit avoisine les 16/17 km/h. la différence est plus importante que prévue. Je comprends mieux pourquoi malgré ma puissance de pédalage supérieure ma batterie sèche avant celle de Maguelone. il y aura une meilleure répartition du poids la prochaine fois :)

Après l'enfer de la D 760 sur 20 km où les véhicules de touristes pressés (!) vous dépassent en rase-mottes (moins qu'en vélo droit mais quand même) et à fond la caisse s'il vous plait, les grosses départementales à venir seront biffées de nos cartes. A partir de Locmariaquer, il existe une piste cyclable qui mène à Saint-Philibert. Nous avons eu du mal à en trouver le début mais une fois repérée, quel plaisir !

Cette flaque de boue glissante fait sourire les trikes qui n'engendrent aucun risque de chute . En attendant Maguelone, des vélos droits sont passés en signalant que l'un d'eux s'est justement étalé le jour précédent dans la boue. Intuition toujours...

Nous approchons de la Trinité sur mer, impossible de me souvenir de ce que la Trinité évoque pour moi. C'est le lendemain que Damien ou Jean-Marc me rappellera qu'il s'agit du port d'attache de l'hydroptère. Mais bien sûr, moi qu fais du foil, comment ai-je pu oublier cela ? Où avais-je la tête. Depuis qu'il vient naviguer pour battre ses records à Port St Louis je le croyais définitivement ancré en Méditérannée.
Serait-ce justement cet immense mat aile que j'ai indiqué à Maguelone dans le port de la Trinité ? Ci-dessous un ancêtre de cette déclinaison moderne de la voile sur foil pris sur le vif à bord du Catrike Villager.

Bon finalement nous sommes arrivés à la plage de Kerhilio vers les 17h avec la ferme intention de naviguer mais le vent venait de tomber. Marc et sa grande voile à caissons Flysurfer 21 a du poser faute de vent suffisant. Nous avons aussi croisé Yannick, un autre membre du forum qui a ramené son twin-tip Radical d'une autre époque (2000 ?). Nostalgie quand tu nous tiens...Rendez-vous sera pris pour le lendemain.
Geesus nous rejoint avec sa mobylette et son look qui tue. Un casque non homologué équipé de fourrure pour les oreilles. A voir ! Finalement la vieille mob italienne tombe en panne et nous bidouillons le carbu pour la faire repartir. Entre temps la pluie s'est remise de la partie et nous finissons intégralement trempés à l'abri chez Geesus (Jésus en français).
Et la nous découvrons un personnage d'une gentillesse exquise et vraiment attachant. Les liens s'établissent vite, nos sensibilités sont bien plus que voisines.
Geesus nous rejoint avec sa mobylette et son look qui tue. Un casque non homologué équipé de fourrure pour les oreilles. A voir ! Finalement la vieille mob italienne tombe en panne et nous bidouillons le carbu pour la faire repartir. Entre temps la pluie s'est remise de la partie et nous finissons intégralement trempés à l'abri chez Geesus (Jésus en français).
Et la nous découvrons un personnage d'une gentillesse exquise et vraiment attachant. Les liens s'établissent vite, nos sensibilités sont bien plus que voisines.


Damien (alias Geesus) sur le Trail le surldendemain pendant que je rallie la Roche sur Yon en train depuis la gare d'Auray. Notre voyage doit s'arrêter la car Maguelone apprend par le téléphone que l'un de ses oncles arrive au terme de sa vie. il nous faut rdonc abréger notre voyage et rentrer rapidement. Elle doit être avec lui pour ses derniers moments de conscience.

Le trajet en train se fait confortablement et arrivé à la Roche sur Yon le 15 aout exactement, la ville semble déserte. Je marche 15 mn en direction de la sortie Nord de la ville direction les Essarts. il fait chaud, trop d'habits prévus pour supporter la clim' du train toujours réglée trop fraîche m'encombrent. Je présente mon panneau de stop avec plus ou moins de conviction en progressant vers le rond point aperçu sur une carte du réseau de bus urbain. Et assez rapidement, une 205 s'arrête gentiment. Le passager, une canette de bière dans la main, est déjà fort imbibé. Un peu d'inquiètude, la conductrice est-elle sobre ? Lui me propose un coup mais je vais conduire moi-même dans pas longtemps.Je décline la proposition. Le temps est chaud et lourd.
Mais pourquoi sont-ce si souvent des gens si modestes issus de la classe populaire qu s'arrêtent quand on fait du stop ? Je rêve d'une société où les automobilistes de la classe moyenne sortent la tête de leur trouille dans laquelle ils sont si profondément ancrés. La peur est une très mauvaise solution pour avancer en société. La solidarité est la meilleure et la seule solution pour les hommes. Et dans la traversée des moments difficiles qui s'annoncent, on va encore le vérifier. Les appeurés vont le vivre très mal quand les individus liés par des liens de solidarité, de respect et d'amour (oui osons les gros mots), vont eux découvrir des vertus positives insoupçonnées dans ces moments bouleversés et bouleversants.
Mais pourquoi sont-ce si souvent des gens si modestes issus de la classe populaire qu s'arrêtent quand on fait du stop ? Je rêve d'une société où les automobilistes de la classe moyenne sortent la tête de leur trouille dans laquelle ils sont si profondément ancrés. La peur est une très mauvaise solution pour avancer en société. La solidarité est la meilleure et la seule solution pour les hommes. Et dans la traversée des moments difficiles qui s'annoncent, on va encore le vérifier. Les appeurés vont le vivre très mal quand les individus liés par des liens de solidarité, de respect et d'amour (oui osons les gros mots), vont eux découvrir des vertus positives insoupçonnées dans ces moments bouleversés et bouleversants.

Ce n'est pas Damien (euh Jésus) qui va me contredire ? La gentillesse incarnée. Regardez le panneau de stop qu'il m'a concocté pour arriver à bon port. Maguelone a mis la touche finale avec visiblement beaucoup de plaisir. Le plaisir on peut le prendre partout et à tout moment. Vivre dans la confiance. Dans la joie et la sérennité. Notre randonnée en tricycle finira donc à Erdeven mais nous comptons bien remettre ça dès que possible. Peut-être même pour la Toussaint 2011 en Corse...
Les chiffres
2 trikes Catrike avec assistance, 1 remorque, 2 planches de kitesurf et de foil, 2 voiles, 2 combinaisons, 2 harnais, 1 I-phone, 2 pavés à lire
500 km parcourus en 8 jours
5 sessions de kite (ou de foil)
plusieurs fabuleux spots de kite découverts
de nombreuses rencontres très sympas (Damien, Waza, Yannick, Marc, la famille Lefroid, Pierre et Véronique...)
1 crevaison
0 panne
3 restaurants
1 certain nombre de boulangeries :)
2 nuits chez l'habitant
6 nuits sous la tente
2 trikes Catrike avec assistance, 1 remorque, 2 planches de kitesurf et de foil, 2 voiles, 2 combinaisons, 2 harnais, 1 I-phone, 2 pavés à lire
500 km parcourus en 8 jours
5 sessions de kite (ou de foil)
plusieurs fabuleux spots de kite découverts
de nombreuses rencontres très sympas (Damien, Waza, Yannick, Marc, la famille Lefroid, Pierre et Véronique...)
1 crevaison
0 panne
3 restaurants
1 certain nombre de boulangeries :)
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