Laurent Ness gérant d'On Avance pratique l'éco-mobilité combinée au kitesurf. Plutôt que de se déplacer en voiture, Laurent choisit de prendre son vélo électrique Kalkhoff et sa remorque Roland.

Laurent Ness gérant d'On Avance pratique l'éco-mobilité combinée au kitesurf Laurent Ness gérant d'On Avance pratique l'éco-mobilité combinée au kitesurf

Laurent Ness gérant d'On Avance pratique l'éco-mobilité combinée au kitesurf. Plutôt que de se déplacer en voiture, Laurent choisit de prendre son vélo électrique Kalkhoff et sa remorque Roland.

Le kitesurf vous parait une activité plutôt écologique ?

Crédit photo: Karine Fura

D'un côté vous avez peut-être raison, les kitesurfeurs  ne gaspillent pas le pétrôle en naviguant puisqu'ils utilisent uniquement une énergie renouvelable comme propulseur: le vent. Mais d'un autre côté, le kitesurf génère un nombre considérable de kilomètres parcourus en voiture pour rejoindre les sites de pratique. Imaginez un passionné habitant à Paris qui va tout les week-ends pratiquer son activité favorite sur les plages normandes ... Ca en fait des milliers de kilomètres annuels non ?
Ben oui, c'est vraiment pas très écolo tout ça si on englobe les distances parcourues pour rallier les points de pratique. On pourrait d'ailleurs étendre ce raisonnement à d'autres activités traditionnellement considérées comme "vertes" comme la randonnée à pied, où l'ornithologie en Camargue...
 

Plutôt que tenir des propos moralistes désagréables, Laurent Ness a décidé de prendre le problème à bras le corps et de donner l'exemple par lui-même. Montrer que l'on peut faire autrement permet de semer des graines dans les têtes qui germeront un jour où l'autre.

La plupart des compétiteurs sont venus avec des camionnettes, camping-cars ou 4x4 ... A leur décharge, ce sport nécessite pas mal de matériel encombrant. Un simple vélo ne suffirait certes pas pour ce type de compétition. Alors Laurent a attaché sa remorque Roland derrière son vélo electrique Sahel Comp C8.

La remorque et les sacoches Ortlieb ont ainsi permis d'embarquer la planche, les ailes de kitesurf, la combinaison ainsi que toutes les affaires nécessaires pour les 4 jours de compétition.

Finalement, le levé trop matinal pour faire le trajet a fait pencher la balance en faveur d'un trajet multi-modal. 4 km de vélo pour rallier la gare de Montpellier Saint Roch, 25 km de train et pour finir 6 km de vélo en sortant de la gare de Sète. Pour ceux qui ne le savent pas encore, la quasi-totalité des TER français (Trains Express Régionaux) sont équipés d'un espace gratuit pour transporter vos vélos.

Le contrôleur a même eu la gentillesse de donner un petit coup de main pour lever la remorque lors du trajet aller car le train n'était pas au niveau du quai.

Et voila comment changer les mauvaises habitudes en laissant les véhicules motorisés à la maison (Laurent n'a de toute façon pas de voiture...).

Et si cela vous parait trop difficile, faites au moins le compromis de covoiturer avec vos amis puisque les pratiquants sont de toute façon concentrés sur très peu de spots (sites de pratiques).
Deux personnes dans une voiture, c'est une voiture qui reste à la maison !

Ah oui, une dernière info pour ceux qui connaissent Laurent, il a fini 3ème en Master (+ de 40 ans) et 8e au  classement général malgré un entrainement quasi nul et 6 mois sans énergie de janvier à juillet (mono-nucléose carabinée).

Pour finir, une superbe image composée d'une seconde compétition de voilier le même jour à quelques encablures des kitesurfs.


Crédit photos: Marc Benoit

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